JON BURGERMAN nous présente sa ligne de bijoux

Nous vous parlions il y a quelques temps de la collaboration de Jon pour Digby & Iona. Aujourd’hui, l’artiste Anglais installé à New York revient pour nous sur sa ligne de bijoux personnelle.

pizza en argent

Pourrais-tu nous parler de ta ligne de bijoux ?
Il s’agît de ma toute première ligne de bijoux, avec une série de quatre pièce en argent sterling. L’argent sterling est un alliage composé à plus de 92% d’argent, le reste étant principalement composé de cuivre. Pour ce qui est des pièces, elles représentent deux personnages, une pizza et un hotdog. J’ai dessiné ces pièces qui ont ensuite été réalisées par Digby & Iona.

jon burgerman pour Digby Iona

Comment justement s’est déroulée la collaboration avec Digby & Iona ?
Cela fait maintenant plusieurs années que je connais Aaron de Digby & Iona. Par le passé nous avions plusieurs fois évoqué l’idée de faire une série ensemble. Lorsque Aaron a vu mes derniers autocollants et mes dernières peintures, il a pensé qu’il serait amusant de les transformer en une ligne de bijoux. J’ai pour ma part été très excité à l’idée de voir ce que cela pourrait donner.

bijou de hotdog

Cette ligne est donc un prolongement de tes derniers travaux ?
En effet. Après avoir réalisé le pistolet en collaboration avec Digby & Iona il y a quelques temps, nous savions que le résultat fonctionnait. Nous avons donc décidé de faire trois nouvelles pièces. Pour cette série je souhaitais mettre l’accent sur cette idée de liberté et d’immédiateté ancrée chez les citoyens Outre Atlantique, qui se font justice aussi vite qu’ils mangent.

pistolet en argent de jon burgerman

Quelles sont les différences entre le fait de travailler sur une ligne de bijoux et le fait de réaliser des jouets ou des vêtements ?
Pour cette ligne il a fallu que je pense à l’aspect des bijoux sous tous les angles, qu’ils soient vu de face, de côté ou de derrière. Je me suis donc efforcé de traduire mon style graphique en 3D. Bien entendu, le matériau conditionne le résultat et définie les possibilités. Digby & Iona did a effectué un travail épatant en intégrant une impressionnante quantité de détails sur des pièces si petites. Lorsque vous découvrez ces bijoux en vrai, c’est assez incroyable. Un des pistolets à même une partie mobile !

Sur quoi travailles-tu maintenant que tu as terminé cette ligne ?
J’écris un livre et une série télé. Je ne sais pas encore ce que deviendra le produit de ce travail, mais c’est en tous cas une aventure très intéressante.
Plus d’images de Jon Burgerman.

10 expressions du monde illustrées par MARCUS OAKLEY

Découvrez la traduction de l’article écrit en anglais par Matt Lindley pour Hotel Club et illustré par Marcus Oakley.

Afin de pimenter nos conversations nous utilisons chaque jour (et parfois même sans en avoir conscience) des expressions courantes. Ces petites phrases à prendre au sens figuré permettent d’exprimer de nombreuses nuances de sentiment. Il ne pleut pas réellement comme une vache qui se soulage, et pourtant chacun comprends le sens de cette expression colorée.

expressions du monde marcus oakley

J’ai toujours été fasciné par les expressions d’origine étrangère; elles nous en disent beaucoup sur la culture de laquelle elles sont issues.
Saviez-vous par exemple que lorsque les allemands « vivent comme une mouche dans du bacon » les français « pètent dans la soie ».
À bon entendeur…

Pour mieux explorer la richesse linguistique de notre planète, Hotel Club a demandé à l’illustrateur Marcus Oakley de dessiner certaines de ses expressions favorites issues… des quatre coins du monde.
À vous d’apprendre les expressions appropriées avant votre prochain voyage à l’étranger.

1. Dans la gueule d’un loup.

Langue : Italien.
Traduction : In bocca al lupo.
Sens : Bonne chance !
Équivalent français : « Merde. » (Retrouvez origine de l’expression française).

Dans la gueule d'un loup

« Dans la gueule d’un loup » n’a pas le même sens en italien que l’expression voisine utilisée en français. Vous pouvez l’utiliser afin de souhaiter bonne chance avant un examen ou une épreuve difficile. Répondre « merci » porte malheur et la réponse correcte est « que le loup meurt ».

2. « Pas mon cirque, pas mon singe. »

Langue : Polonais.
Traduction : Nie mój cyrk, nie moje malpy.
Sens : Pas mon problème.
Équivalent français : « Pas mes oignons. »

Pas mon cirque, pas mon singe

Un peu plus mystérieux que de simplement dire « ce n’est pas mes oignons », l’expression polonaise « pas mon cirque, pas mon singe » est bien plus amusante. Un voyage en Pologne pose parfois quelques difficultés aux voyageurs. Par exemple pour souhaiter bonne chance on tient son pouce au lieu de croiser les doigts. Chance dont vous aurez certainement besoin avec tous ces singes courant autour de vous.

3. « Avoir un large visage. »

Langue : Japonais.
Traduction : Kao ga hiroi.
Sens : Avoir beaucoup d’amis, être célèbre.
Équivalent français : « Être connu comme le loup blanc. »

Avoir un large visage

Nous savons tous que les meilleurs proverbes viennent d’Asie, mais les asiatiques ont également de formidables expressions. « Avoir un large visage » signifie que vous êtes très apprécié et que vous avez beaucoup d’amis. Cette expression populaire pourrait bien être basé sur la réalité, car des études récentes ont montré que les hommes au visage large gagnaient plus d’argent et attiraient davantage les femmes. À moins que cette expression ne soit dérivée du concept chinois de « face » que l’on retrouve dans le concept de « perdre la face ».

4. « Le démon de midi. »

Langue : Français.
Traduction : Le démon de midi.

Le démon de midi

Pour les expressions les plus drôles, nos voisins d’Outre Manche regardent vers chez nous. « Avoir le démon de midi », traduit chez les anglais par la « midlife crisis » explique très bien pourquoi les quinquagénaires troquent soudain leurs costards contre une queue de cheval et une Harley. En effet comment expliquer cela autrement que par une possession démoniaque ?

5. « Nourrir l’âne avec de la génoise. »

Langue : Portugais.
Traduction : Alimentar um burro a pão-de-ló.
Sens : Bien s’occuper de quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Équivalent français : « Donner de la confiture aux cochons. »

Nourrir l'âne avec de la génoise

La variation portugaise de la biblique « donner de la confiture aux cochons » signifie que l’on donne trop à ceux qui ne le mérite pas. Après tout, pourquoi devoir « manger son pain noir » parce qu’un idiot a donné tout le gâteau à l’âne ?

6. « Un saut de chat. »

Langue : Allemand.
Traduction : Katzensprung.
Sens : Proche.
Équivalent français : « À quelques encablures. »

Un saut de chat

« Un saut de chat » est l’une de ces rares expressions allemandes qui ne fait référence ni aux saucisses ni à la bière. Katzensprung signifie simplement chez nous « à quelques encablures », et quelque soit la version que vous préférez, gardez de la place pour les saucisses.

7. « Donner des citrouilles à quelqu’un. »

Langue : Espagnol.
Traduction : Dar calabazas a alguien.
Sens : Rejeter quelqu’un.
Équivalent français : « Envoyer promener. »

Donner des citrouilles à quelqu'un

Comme vous l’aurez compris, « donner des citrouilles à quelqu’un » signifie que l’on veut s’en débarrasser. Voici un exemple d’expression espagnole issue de la Grèce antique, où les citrouilles étaient considérées comme anti-aphrodisiaques. Essayez d’être sexy en mangeant une citrouille et vous comprendrez sûrement pourquoi.

8. « Monter comme un lièvre. »

Langue : Russe.
Traduction : Exatj zajcem.
Sens : Voyager sans billet.
Équivalent français : « Gruger. »

monter comme un lièvre

Le pays du Trans-Sibérien se devait d’offrir quelques expressions en rapport avec le train. « Monter comme un lièvre » n’a donc pas de connotation sexuelle mais signifie que l’on monte dans un train sans billet, comme le font très certainement tous les lièvres. Apparement cela viendrait du fait que les fraudeurs trembleraient comme des lièvres (et non pas comme des feuilles) à l’approche des contrôleurs.

9. « Laisser un crapaud s’échapper de sa bouche. »

Langue : Finlandais.
Traduction : Päästää sammakko suusta.
Sens : Dire quelque chose de pas approprié.
Équivalent français : « Dire une chose déplacée. »

laisser un crapaud s'échapper de sa bouche

Les expressions finlandaises sont souvent très jolies et font référence à Mère Nature et à la Finlande. Avoir du « seigle dans vos poignets » indique par exemple la force physique, tandis que « fraises chez soi, myrtilles chez le voisin » reflètent l’amour des finlandais pour leur pays. « Laisser un crapaud s’échapper de sa bouche » signifie dire une chose déplacée, ce qui peut aisément se comprendre, étant donné que cracher un crapaud sur son interlocuteur n’est jamais très approprié.

10. « Avoir un baton dans l’oreille. »

Langue : Danois.
Traduction : At have en pind i øret.
Sens : Ne pas écouter quelqu’un.
Équivalent français : « Rentrer par une oreille pour sortir par une autre. »

Avoir un baton dans l'oreille

Certaines expressions danoises se traduisent plutôt bien en français, comme « tu n’es pas le couteau le plus affuté du tiroir » qui signifie simplement chez nous que « tu n’es pas très futé ». Mais les danois semblent ne pas tourner très rond quand il s’agît d’avoir un baton dans l’oreille. Cette expression veut dire que l’on écoute pas quelqu’un, ce qui n’est jamais très poli, surtout si ce dernier à des ancêtres Vikings.

Voilà pour aujourd’hui. J’espère que vous serez bien « fendu la poire » en lisant cette traduction assez libre de l’article de l’Hotel Club, et que les superbes images de Marcus Oakley vous auront « tapé dans l’oeil. »

Plus d’images de Marcus Oakley.

ARTHUR DE PINS parraine le concours de la BD scolaire

Entretien avec Arthur De Pins qui nous présente l’édition 2014-2015 du concours de la BD scolaire dont il est le parrain.

Affiche d'Arthur De Pins pour le concours de la BD scolaire

Qu’est-ce que le concours de la BD scolaire ?
Il s’agit d’un très vieux concours lancé tous les ans par la Caisse d’Épargne à l’occasion du Festival de BD d’Angoulême (j’y avais participé il y a 20 ans !). Ce concours est réservé aux scolaires qui peuvent soit y participer à titre individuel, soit collectivement, encadrés par leurs professeurs. Pour qui veut se lancer dans la BD, c’est un bon tremplin. C’est aussi l’occasion pour les professeurs d’enseigner l’art de la narration, ce qui peut s’avérer très utile.

concours de la bande dessinée scolaire

Qu’est-ce que le fait d’être le parrain de l’édition 2014-2015 représente pour toi ?
Il m’est déjà arrivé de rencontrer des élèves dans le cadre de mon parrainage. rencontrer des scolaires est l’un des aspects les plus enrichissant du métier. On sort un peu du côté mercantile et automatisé de la dédicace pour enfin se rendre utile. Les collégiens et lycéens lisent surtout des mangas et seulement 1 % envisage de faire de la BD. Ce concours permet de faire la promotion de notre métier et d’élargir un peu plus leur horizon culturel.

dessin de synopsis par Arthur De Pins

Quels conseils peux-tu donner aux dessinateurs souhaitant participer à ce concours ?
Le même conseil que plusieurs profs m’avaient donné à l’époque : ne pas chercher à copier un style. C’est l’originalité qui prime. BD ne veut pas forcément dire “encre de chine sur papier”. Les techniques audacieuses (photo/ collage/ pastels…) auront une longueur d’avance dans le choix du jury. Quant au scénario, il faut faire très simple. Beaucoup de participants me racontent des histoires qui ne tiendraient même pas dans un long-métrage. Penser que deux, trois ou quatre pages, c’est très court !

Arthur De Pins illustration

Tu as également réalisé l’affiche et les documents promotionnels de l’évènement, quel était le cahier des charges ?
Comme chaque parrain, il faut fournir l’affiche, mais également illustrer le fascicule qui donne quelques conseils aux élèves. De plus, on s’engage à rencontrer les élèves, à dédicacer et être présent lors des manifestations. C’est un grand honneur !

BD narration

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Pas sur de la BD en tout cas ! Je travaille sur l’adaptation de ma BD Zombillénium (Dupuis) en long-métrage d’animation. Le scénario est bouclé, les financements sont trouvés. La production démarre en 2015.
J’en parle souvent aux scolaires : faire de la BD mène à beaucoup de choses.
Plus d’images d’Arthur de Pins.

ZELOOT présente le livre Mange ta soupe !

Dans un entretien avec Lezilus, Zeloot nous présente son premier livre pour enfants intitulé Mange ta soupe ! et paru aux éditions Michel Lagarde.

mange ta soupe zeloot

Que peux-tu nous dire à propos de ton nouveau livre intitulé Mange Ta Soupe ?
Mange Ta Soupe est un livre illustré pour les enfants âgés de 3 à 7 ans. L’histoire est inspirée d’un conte Japonais que je considérais comme trop violent pour être retranscrit tel quel. L’histoire que j’ai adaptée et celle d’un petit garçon qui souhaite manger une soupe mais qui en est empêché par des animaux affamés.
Mange Ta Soupe raconte une histoire plutôt simple et rythmée.

double page du livre mange ta soupe

Comment as-tu travaillé sur ce projet ?
J’ai tout d’abord commencé par dessiner de nombreuses esquisses jusqu’à trouver le style approprié. J’ai créé et nommé le personnage principal à partir mon fils aîné Milo. Son langage corporel et ses expressions sont celles de mon fils. Techniquement j’ai tracé tous les dessins à la main, je les ai scanné et j’ai ensuite coloré le résultat sur mon ordinateur. Je suis très heureuse que Michel Lagarde ait accepté d’imprimer le livre avec seulement trois Pantones. Cette technique se rapproche du procédé de sérigraphie que j’utilise pour mes posters, avec des transparences et des fortes densités de couleur.

En quoi le fait de travailler pour les enfants diffère du travail destiné à une audience adulte ?
Mon travail pour les adultes est souvent un peu tordu avec un côté sombre et des implications sexuelles. Pour les enfants j’ai dû travailler sans ces ingrédients… Mais les enfants aiment l’humour et j’ai gardé cela à l’esprit.
Afin de laisser le texte et les images interagir librement, j’ai gardé les pages aussi simples que possible, en évitant de les surcharger d’informations, de couleurs et de formes.
Une différence importante vient du fait que ces dessins n’étaient pas destinés à devenir des posters ou des illustrations éditoriales. J’ai l’habitude de créer des images accrocheuses, qui créent un effet en un clin d’oeil, et pour ce livre j’ai donc dû me temporiser. Durant la création de Mange Ta Soupe j’imaginais mon fils regardant par dessus mon épaule. Il adore les livres et je sais ce qui lui plaît et ce qu’il n’aime pas.

illustration zeloot mange ta soupe

En dehors de ton fils, qu’est-ce qui t’a inspiré pour ce premier livre pour enfants ?
Le fait d’être mise au pied du mur face à une deadline m’a beaucoup motivé. À l’époque je disais à tout le monde que je voulais commencer un livre d’images pour enfants. Michel m’a alors demandé d’en faire un pour de bon et il m’a donné un certain laps de temps pour le terminer. J’ai eu beaucoup de chance que Michel ait cru en moi et m’ait un peu forcé la main, car je ne suis pas sûre que j’aurai fait ce livre autrement.
L’inspiration est venue par la suite, en faisant des recherches. Je n’avais pas encore la bonne idée pour l’histoire et j’ai commencé à me plonger dans les contes de fées et les fables populaires. J’ai immédiatement été séduite par la simplicité, l’humour et le rythme du conte Japonais qui a servi de base pour Mange Ta Soupe.
Pour une raison ou une autre la mélodie d’un de mes livres préférés -Harold et le Crayon Violet de Crockett Johnson- résonnait dans mon esprit lorsque je travaillais sur le texte. J’ai écrit l’histoire en Anglais et je ne sais pas si on sent cette influence dans la version Française traduite par Vincent Cuvelier.
Pour terminer avec les influences, il y a bien entendu toujours des inspirations à chercher du côté de ces grandes étagères pleines de livres d’images…

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
Je crois que j’ai attrapé le virus et je continue à faire des livres d’image. J’ai presque terminé mon second livre, dont l’histoire est basée sur celles de Ganesh et de l’araignée mythique Anansi. Je m’attèle maintenant à une troisième histoire. J’aimerai beaucoup travailler en duo avec un écrivain afin d’ajouter une nouvelle dimension à mon travail. À bon entendeur, écrivez-moi !
En dehors de ces projets je fais beaucoup d’illustrations éditoriales pour accompagner des articles dans différents magazines, et c’est une chose que j’adore faire.

Plus d’images de Zeloot .

JACQUES FLORET nous parle de ses illustrations pour le livre Parfaite !

Entretien avec Jacques Floret à l’occasion de la sortie du livre Parfaite ! de Mercedes Deambrosis.

couverture de Parfaite ! de Jacques Floret et Mercedes Deambrosis

Peux-tu nous présenter le livre sur lequel tu viens de travailler ?
Il s’intitule Parfaite ! C’est un texte court écrit par Mercedes Deambrosis, publié par les éditions du Chemin de fer. Je l’ai illustré. C’est le monologue d’une femme de soixante-trois ans qui se veut sans aucun défaut. Elle s’efforce d’être toujours belle, toujours élégante, toujours comme il faut. Et c’est pas tous les jours facile, facile.

illustration de jacques floret

Comment s’est déroulé la collaboration avec les éditions du Chemin de fer ?
Très simplement. J’étais en contact avec Renaud Buénerd, l’un des responsables des éditions. C’est lui qui m’a proposé ce texte. On avait envie de travailler ensemble, depuis pas mal de temps. Avec Parfaite !, c’était l’occasion. Il m’a laissé libre de dessiner ce que je voulais, comme je le voulais. On s’est rencontré deux ou trois fois autour d’un verre. On a discuté. Il m’a dit que Mercedes Deambrosis, c’était la romancière préférée de sa mère, parmi tous les écrivains qu’il avait déjà publiés. On a trinqué à sa santé.

jacques-floret-livre-parfaite-2

Comment as-tu travaillé avec Mercedes Deambrosis?
Je n’ai pas travaillé avec Mercedes Dembrosis. J’ai travaillé à partir de son texte, uniquement. Je ne la connaissais pas, je ne la connais toujours pas. Elle va dédicacer Parfaite ! au salon de l’Autre Livre, Espace des Blancs Manteaux, le dimanche 16 Novembre. Je vais la rencontrer là-bas pour la première fois. Elle me dira probablement ce qu’elle pense de mes images.

dessin de jacques floret

Peux-tu nous parler de ton processus de travail et de tes inspirations sur ce livre?
Je ne voulais pas dessiner les personnages, les lieux, les évènemments qui font l’histoire du livre. Je voulais des illustrations qui se confrontent au texte d’une manière un peu moins… traditionnelle. L’héroïne est très coquette, elle aime la mode, les marques. Autant donc évoquer son univers mental… Pour ce faire, j’ai découpé au hasard, des photos sexy dans les magazines féminins. Ensuite, sans hésitation, je les ai décalquées. J’ai ainsi réuni une bonne trentaine de fragments d’images. Je leur ai donné un même format. C’est eux qui colorent maintenant le livre.

jacques floret pour les éditions du chemin de fer

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Je termine un livre. Je débute une série de cinq sérigraphies. Je dessine un papier peint, du mieux possible.

illustration de mode pour le livre des éditions du chemin de fer

dessin d'illustration du livre de Mercedes Deambrosis

Plus d’images de Jacques Floret.

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