L’exposition Playground avec SIMON LANDREIN

Simon Landrein nous parle aujourd’hui de sa participation à l’exposition Playground organisée par la galerie l’Attrape-Rêve.

affiche exposition Playground

Peux-tu nous parler de ta participation à l’exposition Playground ?
La galerie L’Attrape-Rêve m’a proposé de participer à cette expo collective il y a de ça un bon moment. Ils m’ont également demandé de faire l’affiche, ce qui m’a bien motivé. Il restait ensuite à réaliser les illustrations exposées. L’exposition a ouvert le 6 Janvier 2015 et est visible jusqu’au 18 au 49 rue de la cour des noues, Paris XX.

dessin original simon landrein

Quelles images as-tu présenté lors de l’expo ?
J’ai fait une « série » de trois illustrations (en incluant l’affiche). Je souhaitais garder une certaine consistance entre chaque dessin, que je considère un peu comme des déclinaisons d’une même image. Je les ai construit de la même façon. Leur compositions, couleurs et dynamiques diffèrent mais ils obéissent aux mêmes contraintes.

illustration de l'artiste simon landrein

Quel place occupe les rapports homme-femme dans ton travail ?
C’est le sujet que j’utilise le plus, j’aime beaucoup le jeu du couple. C’est un sujet simple et presque universel qui véhicule un panel infini d’émotions. En étant subtil ou même lourd, il y a une multitude de façon d’éveiller la curiosité avec l’image du couple.

dessin et prints de l'illustrateur de lezilus

Quelle différences y a t-il dans ton approche des travaux de commande et dans les travaux que tu exposes ?
La plupart de mes travaux de commande sont pour l’édition, et dans ce cas la demande est souvent très précise. Il m’est souvent demandé de faire ces petites BD en 6 cases que j’aime beaucoup faire. Pour le moment je n’ai pas fait beaucoup d’exposition, mais je peux y tester de nouvelles choses qui me tiennent à coeur. Cela me permet de varier les productions et d’explorer différentes formes de travail.

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Je suis entrain de bosser sur des illustrations pour le MIT technology magazine, et le magazine du Max Joseph Opera de Munich.
Plus d’images de Simon Landrein.

La Villa Alliv revue et corrigée par TABAS

L’artiste et illustrateur Tabas nous présente son projet de réhabilitation de la Villa Alliv à Marseille.

salle a manger artistique

Peux-tu nous présenter en quelques mots ton exposition à la Villa Alliv ?
Nous avons récupéré une villa à l’abandon depuis une dizaine d’année dans les beaux quartiers de Marseille.
Une villa urbaine et atypique, maintenant dédiée aux résidences artistiques, un espace de bureaux et d’accueil des évènements… Beaucoup d’artistes invités, issus du graffiti, sont venus y peindre pendant l’été qui a précédé le vernissage de cette première expo, je souhaitais changer le ton.
Je ne suis pas peintre, je ne fais plus de réel graffiti. Je ne me reconnais pas vraiment dans les galeries, et non plus dans une peinture de terrain vague… La villa n’en est plus un d’ailleurs.
Pour la première exposition, j’ai proposé d’abord une direction artistique comme un projet graphique avant de réaliser les différentes pièces de la maison, un concept global, comme une villa T-moins ou tout est à vendre: Salle à manger, couloir, chambre ou salon, papier peint, nappe, et vaisselle…
Séduit par cette réhabilitation, j’ai imaginé cette exposition sous la forme d’un catalogue Ikea piégé, façon fight-club: Un inventaire général, du 13 décembre au 11 février 2015. 21 bd de Tunis. 13008 Marseille.

dinning room lettrage

Parles-nous des oeuvres que tu as présentées dans cette expo…
Après près d’une décade sans exposition solo, je voulais donc prendre à nouveau la parole chez moi : accueillir dans la maison mère Tabas, à Marseille. J’ai réunis tous les partenaires que j’ai pu croiser pendant tout ce temps là, ou les commandes ont remplacé les projets plus personnels. Alcool anisés et vins de la région pour qui j’ai travaillé Pâtissiers, carrossier, céramiste, brodeuse, sérigraphe, imprimeur, clients et ami(e)s se sont impliqués… Une expo solo locale et collective pour résumer. On y parle megotrip, smoking room, abécédaire Dada, Cuts Off à manger et festin nu à partager.
Je travaille autour de la nourriture depuis plusieurs années. La salle à manger s’est donc imposée d’elle même. La chambre, les couloirs et autres pièces ont suivie.

tabas villa alliv

villa alliv marseille

En quoi travailler sur l’espace particulier d’une villa a plus particulièrement conditionné et influencé le travail exposé ?
Depuis 10 ans deux ou trois choses ont changé. A l’époque, on a passé beaucoup de temps à peindre dans la rue ou des endroits abandonnés. Le graphisme et l’illustration ont été teinté par tout ça. Depuis les galeries privées se sont intéressées au phénomène, mais je ne me reconnais pas la dedans. Trop nombreux sont ceux qui spéculent et lorgnent du côté de l’oeuvre, des formats et de la cote, mais je nourris mon travail autrement.
La villa Alliv et ses espaces multiples est un terrain de jeu inespéré qui s’est ouvert par hasard, autant de pièces que de facettes multiples qui illustrent mon travail …

assiete dessinee par l artiste tabas

vaisselle illustration

exposition a la villa alliv

Peux-tu nous parler du rapport particulier que tu entretiens avec le tabac ?
Je fume et je bois comme tout le monde, pour faire la fête, mais pourtant je n’ai pas ces addictions.
Mon nom vient d’un projet de mixtape qui n’a jamais vu le jour avec Djel le DJ du groupe marseillais Fonky Family au milieu des années 90. Je cherchais un nom, un logo et ces mecs là fumaient beaucoup. Une K7 dans un paquet de clope,
et TABAS est apparu, une expression qu’on utilise tous les jours, « ça tabasse » c’est faire du bruit, taper fort…
comme un détournement du logo des débits de tabac, Le projet ne s’est pas fait. Je l’ai gardé pour moi finalement car cette provocation m’intéresse.
Je joue avec mon nom depuis les années graffiti, un truc autour du mEGOTRIP.

megotrip

sculpture tabas

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Je prépare un projet de diner dans la salle à manger de la villa T-moins. J’aimerai que les convives mangent dans mes assiettes.
On commence la monographie d’un artiste peintre de Marseille issu du punk… en attendant la mienne, dix ans depuis la sortie du design designer qui m’était alors consacré…

i am always the last to leave

Plus d’images de Tabas.

nourriture en papier

STEPHEN VUILLEMIN vous souhaite une bonne année

Stephen Vuillemin souhaite à tous les lecteurs du blog de Lezilus de bonnes fêtes de fin d’année avec une nouvelle image. L’occasion pour nous d’échanger quelques mots avec le talentueux illustrateur.

Stephen Vuillemin voeux illustration
Stephen Vuillemin vous souhaite une bonne année 2015.

Stephen, quelles sont tes bonnes et tes mauvaises résolutions pour 2015 ?
Faire un court métrage d’animation.

En 2014, tu as beaucoup travaillé avec GQ, comment s’est déroulée cette collaboration ?
Très bien. En réalité j’ai travaillé à la fois avec le magazine Anglais et la magazine Américain. J’ai donc travaillé avec deux magazines différents.
Pour la version Anglaise, j’ai illustré la tribune « How not to… » de Hugo Rifkind, un humoriste parfois assez explicite. Par exemple « how not to send a penis picture » disséquait les do’s and don’ts de l’envoi numérique de photo des ses attributs masculins. Le DA a dû me museler un peu pour celle là parce que j’étais parti pour représenter exactement la situation décrite dans l’article, donc un mec qui essaie de faire au mieux pour photographier sa bite, et qui découvre que ce n’est pas si facile. Je pense publier mon brouillon quelque part, parce que je le trouvais assez marrant. Finalement le DA m’a demandé de partir sur quelque chose de plus soft. J’ai donc décidé de représenter la fille qui reçoit avec effarement une photo osée à un moment inopportun.
Pour le magazine Américain, j’ai participé à un numéro spécial mode. L’équipe de stylistes du magazine a sélectionné des styles qui représentent pour eux les tendances (short over long, shearling, ce genre de choses), et je devais représenter des personnages animés avec les tenues. D’habitude je fais moi-même attention aux vêtements que portent mes personnages, et c’était intéressant de laisser ces décisions à une équipe style.

Stephen Vuillemin GQ magazine

Peux-tu nous en dire plus concernant l’exposition Playground à laquelle tu participes en Janvier 2015 ?
C’est une expo collective à laquelle participent Simon Landrein, CRCR, Flying V, Philippe Valette, Mokë, Jean Leblanc et moi-même. Ca se passe à la galerie l’Attrape-rêve et c’est du 6 au 18 janvier. Ils ont choisi quelques mecs qui représentent un peu la nouvelle garde française pour ce qui est de l’illustration avec un pied dans l’animation et le digital. La plupart des autres participants sont des potes que j’ai rencontré dans l’animation en début de carrière, et c’est cool de les revoir dans ce cadre là, quand chacun a commencé à faire son trou en illustration.

exposition Playground l'Attrape Reve

Y a t-il des différences dans la manière dont tu approches un travail de commande et un travail personnel ?
Absolument. Je prends toujours le support final en considération. Par exemple quand j’ai commencé à faire des gifs animés, je savais que je faisais des trucs pour mon blog, et l’animation était un plus que le support numérique m’offrait et que j’ai donc décidé d’exploiter.
Là c’est le contraire, c’est conçu pour être imprimé, donc pas d’animation. L’avantage de ce genre de support, c’est le côté unique que l’on n’a pas en digital. J’ai donc fait deux séries de 21 sérigraphies, dont j’ai colorié à la main chaque premier tirage. Le reste est numéroté et signé.
Pour ce qui est des thèmes c’est toujours plus libre que la commande. Mais j’essaie de rester le plus proche possible de mes travaux personnels lorsque je travaille sur mes commandes. J’essaie de garder la même approche libre dans la façon de traiter les sujets.

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
Je profite des fêtes de fin d’année pour tenter de remettre à jour tous mes réseaux…
Plus d’images de Stephen Vuillemin.

NIARK1 dessine des monstres pour la revue DaDa

Niark1 répond aux questions de Lezilus et nous parle de ses illustrations de monstres pour la revue DaDa.

double page intérieure du numéro spécial monstres de la revue dada

Peux-tu nous décrire en quelques mots ta nouvelle série d’images pour la revue DaDa ?
J’ai été contacté par le magazine qui m’a demandé de réaliser des images afin d’illustrer leur numéro spécial « Monstres ».
Et comme les monstres c’est mon dada, ça tombait plutôt bien.

illustration de niark1 pour la revue dada

Quel était le brief pour cette série ?
Pour cette image il n’y avait pas vraiment de brief. Il fallait tout simplement que je fasse des illustrations à partir de références de Monstres présents dans l’histoire à travers l’art, la mythologie, le cinéma, etc.
On peut finalement retrouver aussi bien quelques monstres issus de l’oeuvre de Jerôme Bosch, que des monstres issus de la méduse que l’on retrouve dans mythologie grecque, il y a également des sortes de démons asiatiques, des monstres de films d’horreur et science fiction tel que Godzilla, des vampires, momies, et bien plus encore.

dessin de monstres de l'illustrateur Niark1 pour dada magazine

Comment as-tu travaillé sur ce projet ?
J’ai commencé par griffonner quelques crobards, puis je me suis mis derrière mon ordi.

Qu’est-ce qui t’a inspiré pour créer ces monstres ?
En réalité j’ai toujours été inspiré par les monstres qui sont très présents dans mes images.

illustration de monstres

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
J’ai toujours plein de projets en cours. Il y a des illustrations, des trucs graphiques, et des projets plus personnels, des peintures, des dessins etc. Restez connecté sur le blog de Lezilus et vous retrouverez ces nouvelles actualités lors de leurs sorties.
Plus d’images de Niark1.

SOUP fait l’affiche du BBMix festival

Guillaume Kashima aka Soup nous parle de l’affiche qu’il a dessiné pour le BBMix festival.

soup bbmix festival

Qu’est-ce que le BBMix festival ?
BBmix Festival est un festival de musiques alternatives à Boulogne-Billancourt. Je n’y suis jamais allé mais je connaissais bien la com’ : des affiches illustrées, couleurs restreintes à rouge, jaune, bleu et noir. Réalisée par Sébastien Touache (des Jeanclodes) cette année, les années précédentes par Guillaumit, Khuan + Ktron, Jacques Floret ou encore Marcus Oakley… pour citer que ceux qui sont représentés par l’agence Lezilus.

soup illustration portrait

Peux-tu nous parler des images que tu as réalisées pour ce 10ème anniversaire du festival ?
Grégoire Gicquel – qui s’occupe de la direction artistique du festival – m’a demandé si je voulais participer à l’exposition anniversaire… et j’ai dit OK. J’ai donc réalisé trois portraits dans un premier temps, mais il y avait déjà d’autres illustrateurs qui faisait des portraits et j’ai donc décidé de faire une autre illustration. Finalement, Grégoire a montré le résultat au « boss » qui a beaucoup aimé, et a choisi de tout présenter.

dessin festival public

Comment as-tu travaillé sur les images ?
L’expo était organisée pour célébrer les 10 ans. Étant donné que le succès d’un festival repose sur le public, plutôt que de représenter des musiciens comme cela se fait habituellement sur les affiches, j’ai décidé de représenter des gens qui comme moi, écoutent énormément de musique… sans en faire. J’ai réalisé 3 portraits d’adolescents, car à cet âge on est « à fond ». Un métaleux, une « chavette » et un plus techno. Les portraits sont réalisés au trait, noir, et j’ai simplement ajouté une couleur par dessus. Je voulais représenter la musique comme un filtre qui se superpose à la réalité. Trois filtres de couleurs différents pour trois styles de musiques différents.
Pour la seconde image, j’ai voulu travailler sur le mouvement. C’est très épuré et géométrique. Les personnages sortent du cadre. On est dans une action.

illustration soup aka guillaume kashima pour 10 ans bbmix festival

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Je continue de travailler pour Citix60, une série de guide touristique initiée par Viction:ary. 3 nouveaux guides sont prévus début 2015.
Plus d’images de Soup.

Actualité des illustrateurs de l'agence