NIARK1 présente l’exposition Hysteria

Entretien avec Niark1 qui nous parle de sa nouvelle exposition Hysteria, présentée à la galerie Sergeant Paper an ce début d’année 2015.

illustrations peinture paris

Peux-tu nous présenter en quelques mots ta nouvelle exposition Hysteria ?
« Hysteria » est le nom de ma nouvelle exposition solo à la galerie Sergeant Paper, 38 Rue Quincampoix à Paris. J’y présente mes réalisations de ces derniers mois, la totalité étant sur support papier, que ce soit des peintures à l’acrylique et techniques mixtes, dessins au stylo à bille, ou encore des linogravures.

oeuvre niark1

Pourquoi ce titre Hysteria ?
Et bien, ce titre défini très bien la thématique (s’il devait y en avoir une) de mon travail actuel. C’est un peu en quelque sorte ma vison du monde « moderne » à travers des personnages aux figures bestiales et aux traits angoissés perdus dans un décor saturé aux couleurs multiples. Cela peut aussi décrire la manière dont j’ai travaillé sur les oeuvres présentées.

serigraphie en edition limitée

Comment a évolué ton travail depuis ta précédente exposition personnelle ?
J’essaye toujours de faire avancer, évoluer mon travail afin de ne pas rester cloisonner dans un style qui me finirait par me lasser.Sur les derniers travaux, concernant mes peintures, j’ai voulu garder quelque chose de très brut, très spontané, avec plus de matière etc… J’ai aussi voulu essayer un style un peu plus expérimental dérivant vers l’abstraction ou empruntant au cubisme.
J me suis aussi mis à faire dessins uniquement au stylo bille noir, avec des compositions abstraites, comme des éléments découpés que l’on aurait réunis ensemble.

detail peinture niark1

En quoi ton travail artistique pour les galeries influence t-il ton travail d’illustration de commande ?
Je n’en sais trop rien. D’une certaine manière tout est lié. D’une manière inconsciente, la manière dont je travail sur mes peintures ou dessins aura forcément une incidence sur mon travail d’illustration de commande, même si pour celui ci j’aurai un peu plus de retenue. Ensuite la plupart du temps mes illustrations sont réalisées sur ordinateur. C’est une manière de travailler complètement différente par rapport à ce que je peux faire avec des outils plus traditionnels. Mais il y a toujours des codes graphiques qui reviennent, etc.

hysteria exposition

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Plein de choses à la fois comme d’habitude.
Je n’aime pas trop en parler à l’avance tant que le projet n’est pas achevé, je suis un peu superstitieux par rapport à ça.

exposition hysteria gallerie sergeant paper par niark1

Plus d’images de Niark1.

Bordeaux revu par GUILLAUMIT

L’artiste et illustrateur Guillaumit nous parle de ses nouvelles réalisations pour la ville de Bordeaux.

guillaumit tramway

Peux-tu nous présenter en quelques mots ton travail pour Keolis ?
Dans le cadre des extensions de lignes du tramway de la ville de Bordeaux, il m’a été demandé de réaliser un plan mettant en avant les nouveaux sites desservis, ainsi que les possibilités offertes par ces nouvelles destinations. J’ai travaillé en collaboration avec Adeline Latrubesse. Parmi les lieux désormais accessibles on retrouve le grand stade, la salle de concert du Pin Gallant, les zones commerciales de Bordeaux Lac, le camping, et le quartier Ginko…

illustration transport guillaumit

Comment as-tu procédé afin de mettre en avant ces nouvelles destinations ?
Le cahier des charges stipulait la nécessité d’être à la fois informatif et ludique. Il fallait mettre en valeur les nouveaux quartiers et donner envie aux usagers de s’y rendre.
En ce qui concerne la manière dont j’ai abordé cette commande, j’ai tour d’abord commencé par dessiner beaucoup de bâtiments en isométrique. J’en connaissais certains, et pour les autres j’ai utilisé Google map qui s’est révélé être un outil bien pratique.
Lorsque l’on dessine des lieux publics, l’idée ce n’est pas forcément respecter précisément l’architecture des bâtiments mais de garder les grandes formes qui permettront de les rendre immédiatement reconnaissable.
Une fois les axes dessinés, les arrêts de trams positionnés, la typo calé et les bâtiments terminés j’ai agrémenté le tout avec de la végétation et des personnages aux échelles invraisemblables.

plan du tramway bordeaux

Tu as également récemment réalisé l’affiche du Carnaval Monstre de Bordeaux. Peux-tu nous en dire plus sur ce travail ?
J’ai réalisé l’affiche du Carnaval Monstre de Bordeaux en collaboration avec le directeur artistique de l’édition 2015 : Charlie le Mindu. J’ai été inspiré par l’univers du coiffeur designer dont on peut découvrir des exemples sur son site. Je connais Charlie depuis déjà plusieurs années, lorsque nous nous étions croisés lors de soirées aventureuses du Club Café Pompier.
Charlie m’a donné des références visuelles issues de ses collections passées, ainsi que plusieurs mots clefs tels que « gold”, « chubaka » ou encore “famille de monstre”. Il m’a ensuite laissé carte blanche pour créer une famille de monstre à partir de son univers.

affiche carnaval monstre bordeaux

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Je travaille actuellement sur de nouveaux travaux graphiques pour d’autres institutions, ainsi qu’un livre pour enfants écrit par Paul Martin et qui sera publié aux éditions des fourmis rouge à la rentrée 2015. Je travaille enfin sur un projet vidéo animé narratif top secret pour le moment.
Plus d’images de Guillaumit.

MARCUS OAKLEY présente Stacked Up

Marcus Oakley revient pour nous sur le processus de travail et les influences derrière sa nouvelle série d’illustrations Stacked Up.

illustration influence architecture

Marcus, peux-tu nous dire en quoi consiste ta nouvelle série d’image intitulée Stacked Up ?
J’ai dessiné les images de la série « Stacked Up » pour plusieurs raisons. Tout d’abord je souhaitais réaliser des images abstraites pour la nouvelle année, des images qui d’une certaine manière allaient rayonner de vibrations radicales. Les images ne représentent rien en particulier, et explorent les notions de poids, de structure et de couleur. J’ai pensé qu’elles pourraient servir de base pour des idées de sculpture, d’ornements ou même de machineries musicales.

stacked up marcus oakley

Parle-nous de ton processus de travail ?
Lorsque je bosse sur des projets personnels, mon processus de travail peut être influencé par le moment de la journée, la période de l’année ou même la météo. Parfois je traduis visuellement une idée, ou bien je m’intéresse à la manière dont je peux utiliser un matériau particulier. Parfois je travaille rapidement, alors qu’à d’autres moments le processus peut être très lent. Je peux passer beaucoup de temps à planifier un projet alors que certaines fois je réagis à une idée de manière immédiate.
Prendre un crayon et laisser les idées apparaîtrent d’elles-même sur le papier fonctionne aussi plutôt bien.

marcus oakley dessin geometrique

Quelles sont les inspirations derrière tes dessins « géométriques » ?
Pour mes images « géométriques » les sources d’inspirations sont variées, et viennent principalement de l’architecture étrange et merveilleuse des années 60 et 70. J’apprécie particulièrement des architectes Britanniques tels que : Denys Lasdun, John Madin, Kenneth Capon, Richard Seifert, George Finch ou encore Patrick Hodgkinson.

illustration eometrique

Ces images cachent-elles un besoin secret d’organisation ?
Je ne suis pas certain d’avoir besoin de tout organiser. En tant que personne je suis plutôt désordonné, mais mon amour de l’art ou de l’artisanat graphique me pousse à rester organisé dans mon travail. Je m’intéresse aux interactions entre les éléments et l’espace qui les entoure.

marcus oakley architecture

Comment décrirais-tu ta vie en 2015 ?
Réfléchir / Dessiner / Réfléchir / Boire du thé / Dessiner.

stacked up illustration

Plus d’images de Marcus Oakley.

dessin marcus oakley

L’exposition Playground avec SIMON LANDREIN

Simon Landrein nous parle aujourd’hui de sa participation à l’exposition Playground organisée par la galerie l’Attrape-Rêve.

affiche exposition Playground

Peux-tu nous parler de ta participation à l’exposition Playground ?
La galerie L’Attrape-Rêve m’a proposé de participer à cette expo collective il y a de ça un bon moment. Ils m’ont également demandé de faire l’affiche, ce qui m’a bien motivé. Il restait ensuite à réaliser les illustrations exposées. L’exposition a ouvert le 6 Janvier 2015 et est visible jusqu’au 18 au 49 rue de la cour des noues, Paris XX.

dessin original simon landrein

Quelles images as-tu présenté lors de l’expo ?
J’ai fait une « série » de trois illustrations (en incluant l’affiche). Je souhaitais garder une certaine consistance entre chaque dessin, que je considère un peu comme des déclinaisons d’une même image. Je les ai construit de la même façon. Leur compositions, couleurs et dynamiques diffèrent mais ils obéissent aux mêmes contraintes.

illustration de l'artiste simon landrein

Quel place occupe les rapports homme-femme dans ton travail ?
C’est le sujet que j’utilise le plus, j’aime beaucoup le jeu du couple. C’est un sujet simple et presque universel qui véhicule un panel infini d’émotions. En étant subtil ou même lourd, il y a une multitude de façon d’éveiller la curiosité avec l’image du couple.

dessin et prints de l'illustrateur de lezilus

Quelle différences y a t-il dans ton approche des travaux de commande et dans les travaux que tu exposes ?
La plupart de mes travaux de commande sont pour l’édition, et dans ce cas la demande est souvent très précise. Il m’est souvent demandé de faire ces petites BD en 6 cases que j’aime beaucoup faire. Pour le moment je n’ai pas fait beaucoup d’exposition, mais je peux y tester de nouvelles choses qui me tiennent à coeur. Cela me permet de varier les productions et d’explorer différentes formes de travail.

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Je suis entrain de bosser sur des illustrations pour le MIT technology magazine, et le magazine du Max Joseph Opera de Munich.
Plus d’images de Simon Landrein.

La Villa Alliv revue et corrigée par TABAS

L’artiste et illustrateur Tabas nous présente son projet de réhabilitation de la Villa Alliv à Marseille.

salle a manger artistique

Peux-tu nous présenter en quelques mots ton exposition à la Villa Alliv ?
Nous avons récupéré une villa à l’abandon depuis une dizaine d’année dans les beaux quartiers de Marseille.
Une villa urbaine et atypique, maintenant dédiée aux résidences artistiques, un espace de bureaux et d’accueil des évènements… Beaucoup d’artistes invités, issus du graffiti, sont venus y peindre pendant l’été qui a précédé le vernissage de cette première expo, je souhaitais changer le ton.
Je ne suis pas peintre, je ne fais plus de réel graffiti. Je ne me reconnais pas vraiment dans les galeries, et non plus dans une peinture de terrain vague… La villa n’en est plus un d’ailleurs.
Pour la première exposition, j’ai proposé d’abord une direction artistique comme un projet graphique avant de réaliser les différentes pièces de la maison, un concept global, comme une villa T-moins ou tout est à vendre: Salle à manger, couloir, chambre ou salon, papier peint, nappe, et vaisselle…
Séduit par cette réhabilitation, j’ai imaginé cette exposition sous la forme d’un catalogue Ikea piégé, façon fight-club: Un inventaire général, du 13 décembre au 11 février 2015. 21 bd de Tunis. 13008 Marseille.

dinning room lettrage

Parles-nous des oeuvres que tu as présentées dans cette expo…
Après près d’une décade sans exposition solo, je voulais donc prendre à nouveau la parole chez moi : accueillir dans la maison mère Tabas, à Marseille. J’ai réunis tous les partenaires que j’ai pu croiser pendant tout ce temps là, ou les commandes ont remplacé les projets plus personnels. Alcool anisés et vins de la région pour qui j’ai travaillé Pâtissiers, carrossier, céramiste, brodeuse, sérigraphe, imprimeur, clients et ami(e)s se sont impliqués… Une expo solo locale et collective pour résumer. On y parle megotrip, smoking room, abécédaire Dada, Cuts Off à manger et festin nu à partager.
Je travaille autour de la nourriture depuis plusieurs années. La salle à manger s’est donc imposée d’elle même. La chambre, les couloirs et autres pièces ont suivie.

tabas villa alliv

villa alliv marseille

En quoi travailler sur l’espace particulier d’une villa a plus particulièrement conditionné et influencé le travail exposé ?
Depuis 10 ans deux ou trois choses ont changé. A l’époque, on a passé beaucoup de temps à peindre dans la rue ou des endroits abandonnés. Le graphisme et l’illustration ont été teinté par tout ça. Depuis les galeries privées se sont intéressées au phénomène, mais je ne me reconnais pas la dedans. Trop nombreux sont ceux qui spéculent et lorgnent du côté de l’oeuvre, des formats et de la cote, mais je nourris mon travail autrement.
La villa Alliv et ses espaces multiples est un terrain de jeu inespéré qui s’est ouvert par hasard, autant de pièces que de facettes multiples qui illustrent mon travail …

assiete dessinee par l artiste tabas

vaisselle illustration

exposition a la villa alliv

Peux-tu nous parler du rapport particulier que tu entretiens avec le tabac ?
Je fume et je bois comme tout le monde, pour faire la fête, mais pourtant je n’ai pas ces addictions.
Mon nom vient d’un projet de mixtape qui n’a jamais vu le jour avec Djel le DJ du groupe marseillais Fonky Family au milieu des années 90. Je cherchais un nom, un logo et ces mecs là fumaient beaucoup. Une K7 dans un paquet de clope,
et TABAS est apparu, une expression qu’on utilise tous les jours, « ça tabasse » c’est faire du bruit, taper fort…
comme un détournement du logo des débits de tabac, Le projet ne s’est pas fait. Je l’ai gardé pour moi finalement car cette provocation m’intéresse.
Je joue avec mon nom depuis les années graffiti, un truc autour du mEGOTRIP.

megotrip

sculpture tabas

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Je prépare un projet de diner dans la salle à manger de la villa T-moins. J’aimerai que les convives mangent dans mes assiettes.
On commence la monographie d’un artiste peintre de Marseille issu du punk… en attendant la mienne, dix ans depuis la sortie du design designer qui m’était alors consacré…

i am always the last to leave

Plus d’images de Tabas.

nourriture en papier

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